HD3D/IIO

mercredi 3 octobre 2007

HD3D/IIO (Haute Définition Trois Dimensions/ Initiative pour une Industrie Ouverte) est un projet structurant du pôle de compétitivité francilien Cap Digital.

HD3D/IIO concerne la création et la fabrication des contenus numériques pour les industries techniques de l’audiovisuel et du cinéma, afin de doter le secteur de moyens technologiques nouveaux, dans un environnement de travail en mutation permanente et en confrontation avec les exigences de la compétitivité à l’échelle mondiale. Ces moyens doivent être conçus collectivement, dans la perspective d’une industrie ouverte du point de vue des échanges numériques.

HD3D/IIO regroupe les sociétés Attitude Studio, Duboi Duran, Eclair, LTC, Mac Guff, Mikros Images, Teamto, 2 minutes, EESA, Thalès, France Télécom et des institutions de recherche telles que l’école Nationale Louis Lumière, le L2TI de l’université de Paris 13, l’Inrev/ATI de l’université de Paris VIII, le GET/Institut National des Télécommunications d’Evry et le CICM université de Paris VIII, MSH Paris Nord.

Les différents lots de recherche et développement du projet concernent :
-  A) Plateforme production media asset management, gestion et suivi de production
-  B) Capitalisation et réutilisation
-  C) Formats d’échange, cohérence et continuité de la perception sonore et visuelle à travers les échanges du workflow
-  D) Clusters de calcul
-  E) Sécurité

La tâche du CICM / MSH Paris Nord, (Centre de recherche Informatique et Création Musicale), consiste en un état de l’art de la cohérence et de la continuité de la relation image/son dans le workflow (flux de production) audiovisuel, en collaboration avec L’ENS Louis Lumière, les sociétés Mikros Images, Eclair, LTC et Duboi Duran (lot C). Le cahier des charges concerne une étude sur la cohérence et la continuité sonore et audiovisuelle à travers des différentes opérations de captation, de traitement et de transport et de diffusion/spatialisation des données numériques, dans la production et la diffusion des contenus artistiques numériques. Cette étude nécessite d’examiner les formats numériques audio, les usages des métiers de la régie et de l’ingénierie du son, de diffusion et spatialisation, les procédés d’upmix et de downmix, du mono vers la stéréo, vers le surround 5.1, et inversement), et de proposer des perspectives nouvelles. La relation image son y sera notamment examinée du point de vue de la cohérence spatiale et temporelle, et de l’intersensorialité de la perception (ouïe et vision). Deux ingénieurs de recherche sont recrutés à cet effet.

La part du CICM est financée par le Conseil Général de Seine Saint-Denis, ainsi que par Plaine Commune. Durée du projet : 30 mois à compter d’avril 2007.

D’autres équipes de l’université de Paris VIII et de Paris XIII interviennent dans ce projet :

L’équipe Inrev / ATI, université de Paris VIII, intervient sur la question du media asset management (lot A). Le L2TI, laboratoire de traitement et transport de l’information de l’université Paris XIII, intervient sur deux lots (C et E). Dans le premier, l’objectif essentiel est de garantir la cohérence de la perception visuelle des œuvres dans le cadre de projets collaboratifs du marché de la télévision et du cinéma. La contribution de l’équipe ATIV (Analyse et Traitement d’Information Visuelle) du L2TI concerne l’état de l’art sur les aspects liés à la gestion de la couleur et l’évaluation de la qualité visuelle au moyen de métriques objectives. De nouvelles propositions sont attendues du L2TI à différents niveaux de la chaîne de traitement et de représentation des couleurs ainsi que la qualité objective d’image. Les partenaires du L2TI dans ce lot sont l’ENS Louis Lumière, les sociétés Mikros Images, Eclair, LTC, Duran Duboi et MacGuff.

Le L2TI intervient aussi dans le lot E qui concerne la sécurité. L’état de l’art dans le domaine de la sécurité des échanges matériels et immatériels des données audio-visuelles est pris en charge par le L2TI et ARTEMIS du GET/INT. L’équipe ATIV intervient aussi dans l’évaluation de la qualité, en termes de robustesse et de transparence visuelle, des systèmes de tatouage numérique existants. La contribution du L2TI se situe également dans la recherche de nouvelles stratégies de dosage de la signature digitale des contenus visuels. Les partenaires dans ce lot sont l’INT (ARTEMIS) et les sociétés Mikros Images, Eclair, LTC, France Telecom et Thales.

Le L2TI est financé par la Région d’Ile-de-France.

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