Seule parmi les plates-formes technologiques labellisées à être orientée vers les arts en particulier numériques et les sciences et technologies associées, la plate-forme AST offre des prestations pédagogiques, scientifiques et techniques aux entreprises relevant des industries culturelles et des arts (cinéma, audiovisuel, télévision, multimédia, réseaux...) et des prestations appliquées aux environnements virtuels (scénographie, muséographie, architecture, design...), dans un environnement local et de voisinage francilien rassemblant les trois quarts du potentiel national des domaines concernés.
La plate-forme AST fait partie du groupe restreint des plates-formes technologiques inscrites dans le cadre de contrats de plan Etat-Régions.
La création de la plate-forme AST a pour origine le rapport Risset. Dans la lettre de mission adressée le 31 mars 1998 à Jean Claude Risset, directeur de recherche émérite, spécialiste d’informatique musicale, médaille d’or du CNRS en 1999, le Ministre Claude Allègre faisait les constats suivants :
"L’évolution très rapide du numérique, de l’informatique et des réseaux ouvre de nouveaux champs de développement dont les enjeux artistiques sont considérables.
Le domaine des arts est important pour lui-même, mais aussi en relation avec l’efflorescence du numérique. Les arts alimentent des industries culturelles au marché potentiel considérable. Le progrès des sciences et des techniques fournit à l’art de nouveaux outils, de nouveaux matériaux et de nouvelles voies. L’art peut aussi être moteur de l’innovation scientifique et technologique.
Les possibilités de l’informatique et du multimédia rendent possibles de nouvelles démarches heuristiques, pour lesquelles la recherche artistique peut être articulée avec la recherche fondamentale".
La création de la plate-forme AST découle des préconisations du rapport « Art-Science-Technologie » (AST) remis le 8 septembre 1998 et visant à renforcer les activités de recherche, de développement et de formation dans le domaine concerné. |