Le format HDV présente diverses caractéristiques qui le rendent particulièrement intéressant pour les domaines d’activité de la plate-forme Arts, Sciences, Technologies. De par son faible coût, il est plus facilement accessible pour des productions expérimentales ou de recherche ainsi que pour les acteurs de la communication sociale. Par ailleurs, il présente le double avantage, dans une perspective patrimoniale, d’offrir à la fois un premier niveau de qualité haute définition mais également un format d’image en 16/9. Ce dernier point est important quelle que soit la définition des images. En effet, on sait déjà, à partir des premières expériences, qu’intégrer une image au format standard dans une image haute définition 16/9 présente des difficultés notamment en termes d’habillage. Dans ces conditions, tourner dès aujourd’hui des images au format 16/9 constitue un premier pas important vers la haute définition, indépendamment de leur résolution. Un premier pas qui préserve pour les années à venir les possibilités de diffusion et d’exploitation des documents. Il a donc semblé particulièrement opportun d’analyser de manière détaillée dans cette note les aspects techniques actuels liés à la production sur ce format.
Alain Chaptal
La télévision et la vidéo numérique vivent aujourd’hui une grande révolution : l’avènement de la haute définition. Même si en France la diffusion de programmes télévisés n’est pas encore totalement d’actualité (mais c’est imminent), les industriels proposent depuis déjà longtemps tous les outils nécessaires à leur réalisation (caméscopes, enregistreurs, station de montage....). La haute définition, pas plus que la télévision numérique classique, n’a réussi à faire l’unanimité et à imposer un standard unique. De ce fait différents formats d’image cohabitent, différents standards d’enregistrement existent. Parmi eux le HDV qui présente bien des avantages (mais aussi des inconvénients) et qui est accessible, non seulement aux professionnels mais également aux amateurs (un peu fortunés quand même !).
Caractéristiques et particularités de ce nouveau format ; panorama des équipements disponibles.
Des formats haute définition :
Le terme de haute définition fait référence aux dimensions même de l’image. Deux formats sont aujourd’hui reconnus de par le monde : 1920 x 1080 et 1280 x 720 (chiffres à comparer à ceux du DV : 720 x 576). Le premier chiffre correspond au nombre de pixels par ligne, le second, au nombre de lignes. Ces deux formats sont déclinables sous différentes formes, compte tenu du nombre d’images par seconde possible (24 - 25 - 30 - 50...) et de l’affichage qui peut être progressif ou entrelacé (Pour de plus amples détails, voir sur ce même site, le texte « Le point sur la développement de la haute définition en France).
En pratique, pour la diffusion, deux configurations majeures semblent émerger (pour ce qui concerne l’Europe) : le 1080i, format en 1980 x 1080 entrelacé avec 50 trames (demi-images) par seconde et le 720p, format en 1280 x 720 progressif à 50 images par seconde. Les images sont au format 16/9.
A partir de ces combinaisons, cinq formats d’enregistrement haute définition (caméscopes ou magnétoscopes) ont été développées par les industriels. Ils correspondant à des niveaux qualitatifs et à des caractéristiques électroniques ou mécaniques différents : les débits qui s’échelonnent entre 19 et 880 Mb/s, la quantification qui est réalisée sur 8 ou 10 bits, l’échantillonnage de la couleur qui peut être en 4.2.0., en 4.2.2 ou même, pour l’un d’entre eux, en 4.4.4 (enregistrement en RVB), la taille de la cassette et la largeur de la bande magnétique... Tous ces formats s’appuient sur différentes technologies de compression afin de réduire le volume important des données vidéo (pour rappel, le débit correspondant à un flux HD non compressé en 10 bits est de 1185 Mb/s).

De tous ces formats, le HDV est certainement le plus abordable sur le plan financier (le premier prix pour un caméscope est sous la barre des 3000 euros TTC). Vieux d’à peine deux ans, ce format semble être déjà un succès : Sony annonce avoir vendu 1500 caméscopes HDV en France durant les 8 derniers mois). Quatre modèles de caméscopes HDV destinés aux professionnels sont aujourd’hui disponibles sur le marché. Les concepteurs d’équipements de post-production et de montage ont emboîté le pas et ont modifié leurs produits pour les adapter à ce nouveau format.
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